Fantôme endormi dans mes pensées,
Chaque nuit mes cauchemars nous réveillent.
Pour qu'ensembles nous vivions des paroles censurées,
Pendant que les étoiles nous veillent.
Hantant mon âme maintenant de nuit et de jour,
Mes secondes se lamentent dans un autre univers.
Le temps passe et peut-être court,
Tandis que mon corps réunit ses mystères.
Je ne comprends ce que tu me veux,
J'ai juste appris à t'éviter.
Car ensembles nous faisons deux,
Et seule je me sens en sécurité.
Tu m'enchaînes à la peur,
Me mets face à tes désirs.
Tu me soumets à ta douleur,
Espérant mon dernier soupir.
Fantôme tu es ma malédiction,
Mais je comprends ta réalité.
Quand ton esprit perce mes soupçons,
Je ferais tout pour ne jamais avoir existé.
Je ne peux plus m'endormir,
La peur me gagne chaque nuit.
Tu es la seule chose dont je peux me souvenir,
Pourrais-je un jour oublier ces instants maudits.
J'entends encore au loin tes pas,
La déchirure qui fend mon esprit.
Pour que se dessine devant moi,
La vérité qui brisera ma vie.
L'écho de mes espoirs,
Fondés sur des bases invalides.
Pour que plus jamais dans ce noir,
J'ai à croiser ton regard avide.
Fantôme, un jour je me suis décidée,
Tu devais à jamais disparaître.
Tes paroles de plus en plus insensées,
Brisaient de part en part mon être.
Chaque nuit je te revoyais,
Espérant que rien n'était vrai.
J'imaginais mon monde parfait,
Dans lequel jamais tu ne me frôlais.
Un jour quand l'automne s'est couchée,
Que sous mes draps je me suis cachée.
J'ai senti ta présence m'enlacer,
C'est la dernière fois que ton regard a osé m'insulter.
Enfin j'avais grandi,
Cette nuit je l'avais préparée,
Tes yeux n'avaient encore qu'une envie,
Lorsque je t'ai poignardé.
Liz